L'impact des champs électromagnétiques sur le microbiote

Posté le 22/05/2017

La plupart des gens gardent leur téléphone portable dans leur poche ou à leur ceinture dans un étui, proche des intestins. Or le téléphone, même non utilisé, communique et recherche en permanence les antennes-relais les plus proches. Cela permet d’être localisé en cas d’appel. Ces émissions électromagnétiques pulsées de micro-ondes et de basses fréquences irradient ainsi de manière quasi permanente les intestins. Cette exposition répétée sur plusieurs semaines, mois et années n’est vraisemblablement pas sans conséquence. 

Le système intestinal (côlon et intestin grêle) peut être schématiquement défini comme composé de plusieurs éléments interdépendants : la flore intestinale, la muqueuse intestinale et une interface entre la flore et la muqueuse : le mucus. Ces trois éléments jouent un rôle de barrière physique, chimique et immunitaire vis-à-vis des différents nutriments de l’alimentation et des microorganismes exogènes. En effet 80% des cellules immunitaires se trouvent dans l’intestin. Il a été montré que l’exposition d’organismes vivants aux ondes électromagnétiques des téléphones mobiles augmente la production des HSP (Heat Shock Protein ou protéines de stress). Ces protéines de réparation sont les témoins d’une agression de l’organisme et en particulier d’une inflammation au niveau cellulaire que les systèmes intégrés de régulation homéostatique tentent de compenser par la surproduction de ces HSP(1)(2). Cette agression cellulaire induite par les champs électromagnétiques au niveau de la muqueuse intestinale (composée d’une couche unicellulaire) va atteindre en particulier les jonctions serrées qui unissent les cellules intestinales. Il a été montré que ces jonctions serrées, qui se retrouvent partout, dans toutes les barrières de l’organisme, peuvent être endommagées par l’exposition au micro-ondes(3). Les mouvements du calcium et sa distribution dans les jonctions serrées ont aussi été retrouvés altérés par l’exposition aux micro-ondes(4). Ces trois phénomènes conjugués : inflammation de la muqueuse, baisse de l’occlusion des jonctions serrées et modifications de la distribution du calcium dans les cellules intestinales pourraient participer, en synergie avec d’autres agressions (minéraux toxiques, pesticides, insecticides et fongicides environnementaux, perturbateurs endocriniens,etc…) au processus de création et d'installation du syndrome d’hyperperméabilité intestinale. Enfin, la muqueuse et ses jonctions fragilisées se trouvent en situation d’être agressées également par le bol alimentaire et par le microbiote et deviennent encore plus perméables.

 

Pour exprimer cela de façon simple, l’intestin perd son rôle de filtre sélectif et devient une passoire permettant un passage de molécules indésirables plus ou moins grosses (suivant l’importance des lésions) mais aussi de bactéries. Très récemment, des travaux ont également mis en évidence que les micro-ondes perturbent le fonctionnement des récepteurs de la Vitamine D (VDR)(5), dont la dysrégulation conduit à l’apparition de dysbiose, laquelle ouvre la porte aux maladies inflammatoires chroniques et auto-immunes, ainsi qu’à des troubles métaboliques liés au dysfonctionnement du microbiome(6)(7). Nous entrons donc ici dans une cascade de cercles vicieux, car une flore intestinale perturbée est elle-même un facteur de déclenchement et de dysfonction de la perméabilité intestinale. Les conséquences possibles d’un intestin poreux (leaky gut) sont les intolérances diverses (gluten, protéines de lait…), les intoxications (métaux lourds, pesticides…), la fatigue, une surcharge hépatique, les troubles neuropsychiatriques (autisme, schizophrénie…)(8), les maladies auto-immunes… Cette liste n’est malheureusement pas exhaustive.

 

Le pionnier en la matière fut le Dr. Jean Seignalet(9) et 20 ans après ses travaux novateurs, de nombreuses écoles ont repris et développé l’entérorhumatologie, l’entéropsychiatrie, thème du dernier congrès mondial de Psychiatrie Biologique et du numéro de Novembre-Décembre de «La Lettre du Psychiatre »(10). La première des protections est de ne pas s’exposer inutilement : éteindre son portable quand on ne téléphone pas, et ne surtout pas le garder proche de zones sensibles du corps humain (intestins, cœur, organes génitaux…).

 

Pour restaurer une bonne fonction intestinale, il est indispensable avant de traiter flore et paroi, de rétablir une interface fonctionnelle entre flore et paroi, en protégeant de la dégradation le mucus et en évitant une sélection de germes agressifs. Pour une action globale, associés bien évidemment à une hygiène de vie et une alimentation saine, certains produits peuvent être intéressants comme le quinton isotonique pour les mucines et la propolis pour les germes agressifs dans un premier temps ; puis des symbiotiques, du filet intérieur de l’aloe vera en gel pour la muqueuse, ainsi que des produits spécifiques qui contiennent l-glutamine, NAG, pectine d'agrumes, réglisse DGL, orme rouge, guimauve, camomille, zinc carnosine, griffe du chat et MSM.  Cependant il est nécessaire d’empêcher la première étape du processus, qui est celle d’une réaction adverse à l’exposition et de se protéger contre les effets néfastes des expositions aux CEM par une technologie de type oscillation de compensation (soutenue par Profs Belpomme et Montagnier).

 


 

Références: (1) J Cell Biochem. 2003 May 1;89(1):48-55. Effects of mobile phone radiation on reproduction and development in Drosophila melanogaster. Weisbrot D1, Lin H, Ye L, Blank M, Goodman R. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pub - med/12682907 (2) World J Biol Chem. 2012 Feb 26;3(2):34-40. doi: 10.4331/wjbc.v3.i2.34. Modulation of heat shock protein response in SH-SY5Y by mobile phone microwaves. Calabrò E1, Condello S, Currò M, Ferlazzo N, Caccamo D, Magazù S, Ientile R. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22371824 (3) Zhonghua Nan Ke Xue. 2010 Jan;16(1):10-3. [Microwave radiation decreases the expressions of occludin and JAM-1 in rats]. Gao XF1, Wang SM, Peng RY, Zuo HY, Wang LF, Gao YB, Dong J, Su ZT. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pub - med/20180397 (4) Scanning Microsc. 1993 Dec;7(4):1255-61. Effects of modulated and continuous microwave irradiation on pyroantimonate precipitable calcium content in junctional complex of mouse small intestine. Somosy Z1, Thuróczy G, Kovács J. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/8023092 (5) Immunol Res. 2016 Jul 13. [Epub ahead of print] Electrosmog and autoimmune disease. Marshall TG1, Heil TJ2. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27412293 (6) Clin Ther. 2015 May 1;37(5):996-1009. e7. doi: 10.1016/j.clinthera.2015.04.004. Lack of Vitamin D Receptor Causes Dysbiosis and Changes the Functions of the Murine Intestinal Microbiome. Jin D1, Wu S1, Zhang YG1, Lu R1, Xia Y2, Dong H3, Sun J4. (7) Inflammatory Disease and the Human Microbiome DISCOVERY MEDECINE Published on May 22, 2014 Author: Amy D Proal Institution: Autoimmunity Research Foundation Address: 3423 Hill Canyon Ave., Thousand Oaks, California, 91360, United States (8) Nutr Neurosci. 2000;3(1):57-72. doi: 10.1080/1028415X.2000.11747303. Autism and Schizophrenia: Intestinal Disorders. Cade R1, Privette M1, Fregly M1, Rowland N1, Sun Z1, Zele V1, Wagemaker H1, Edelstein C1. (9) « L’alimentation, la 3º Médecine » 6º Edition (10) http://www.edimark.fr/lettre-psychiatre/microbiote-ecosysteme-fertile-psychiatrie.

 

-Tiré de Les cahiers de la bio-énergie "Ondes électromagnétiques: des effets biologiques avérés" par G Cautru

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